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        Interview exclusive : Alex en veut, Prémat y croit !


    Pour Noël, le site www.karting-rosny93.com vous offre une série de portraits et d’interviews de pilotes du club. A tout seigneur, tout honneur, nous commençons par le plus capé de tous : Alexandre Prémat. Il vient du Karting, il fait partie des licenciés de Rosny 93 depuis ses débuts et compte parmi les quelques pilotes capables d’atteindre la Formule 1 à brève échéance.

    Alex a marqué la saison internationale 2004 en Formule 3, avec notamment une victoire en lever de rideau du Grand Prix de France, et des succès retentissants dans les deux principales épreuves du calendrier : les Masters de Zandvoort, et la Coupe Intercontinentale FIA, disputée dans le cadre du fameux Grand Prix de Macao. Il était donc logique qu’il atteigne les GP2 Series, l’antichambre officielle du monde des Grand Prix. Le pilote ART Grand Prix n’a pas déçu, et se classe 4ème au championnat final (à un demi-point du 3ème !), avec deux victoires. Rappelons en effet que les adversaires directs d’Alex avaient tous déjà eu l’occasion de tester, ou même de courir en Formule 1, un avantage non négligeable à ce stade.

    A peine la saison de GP2 terminée, Alex s’est vu proposer de piloter la voiture « bleu-blanc-rouge » de l’équipe de France engagée dans la nouvelle série A1 Grand Prix. La philosophie de ce championnat est de mettre avant tout les nations en valeur, mais il est toujours bon pour un pilote de s’y montrer compétitif. Chaque pays dispose d’une voiture identique, dont la puissance avoisine celle des monoplaces du GP2 (550 chevaux). Et pour l’instant, nos Français ne s’en sortent pas trop mal, puisqu’Alex et son compère Nicolas Lapierre se sont attribués 9 victoires sur les 12 premières courses ! Accessoirement, ce nouveau programme permet au Francilien de ne pas perdre la main pendant la période hivernale. Nous avons profité de la trêve des confiseurs pour l’interroger sur son présent et son avenir...

    Alex, quelle est la question que tu détestes qu’on te pose en ce moment ?

    « Pourquoi n’y a-t-il pas de pilote Français en F1 ? » Il est toujours difficile de répondre. Je pense que ce n’est pas parce que les gens de la F1 n’aiment pas les Français. La raison est plus vraisemblablement économique. En France actuellement, on n’a pas forcément besoin de pilotes de F1, mais c’est susceptible d’évoluer. Aujourd’hui, il n’y en a pas, mais dans deux ans, il y en aura peut-être deux ou trois, on ne sait pas...

    Comment as-tu vécu le début de l’aventure de la série A1 Grand Prix ? Tu comptes déjà 4 victoires, et la France est largement en tête du championnat...

    Au mois de juin, aucun franchisé n’avait acheté la licence. Au dernier moment, Frédéric Dor l’a achetée, il s’est associé avec Jean-Paul Driot et il a fallu se mettre vite dans l’action. C’est une expérience superbe, qui reste à concrétiser dans les prochains mois, jusqu’à la dernière épreuve prévue en avril.

    Qu’est-ce que ce programme complémentaire t’apporte à ce stade de ta carrière, après ta saison en GP2 Series ?

    Je fais partie des 3 ou 4 pilotes Français qui ont le niveau pour accéder à la F1, j’aurais donc été déçu de passer à côté. On se partage le volant de l’équipe de France avec Nicolas Lapierre, et tous les deux, on voyage énormément dans le monde entier, on apprend de nouveaux circuits... Et on démontre qu’en découvrant comme les autres une nouvelle voiture puissante, on est les plus vites. Et pourtant, nous sommes des Français ! C’est un peu la même stratégie qu’en GP2, avec une course courte et une autre un peu plus longue incluant un pitstop. Le travail avec les mécanos et les ingénieurs est assez semblable. Pour mon expérience c’est donc un « plus » très enrichissant.

    Ton image à l’étranger semble également en profiter, si on en croît les magazines britanniques de référence...

    Tout à fait, c’est flagrant, et plutôt sympa dans le contexte que l’on connaît, où il n’y a aucun Français en F1. En GP2, j’ai montré ce que je valais, Nicolas Lapierre et moi, on gagne des courses en A1 Grand Prix, on est même plutôt au dessus du lot... Être présent sur les deux fronts est valorisant, mais ce serait l’inverse si on était 3ème ou 4ème en A1 Grand Prix. Là, ça nous ferait de l’anti-pub, mais heureusement on est toujours devant. On fait des pole positions, les meilleurs tours en course, on gagne facilement, c’est forcément bon pour notre image. Peut-être que ça pourra nous aider à trouver des sponsors pour le GP2 ?

    En plus, le A1 Grand Prix est une discipline où les pilotes n’amènent pas de budget !

    C’est l’autre énorme avantage. On est même payé ! Je touche un salaire fixe et des primes en fonction des résultats. Ça change la vie.

    Que penses-tu du fait qu’Alex Prémat et Nico Lapierre alternent une course sur deux en A1GP ?

    Dans un sens, je préférerais faire toutes les courses, mais c’est avant tout un championnat de nations, et pas de pilotes ou de constructeurs. Le système mis en place par l’équipe permet d’introduire un défi entre nous, de créer une saine émulation. La pression est positive, on a vraiment envie de se « bouger les fesses ».

    Cet hiver, on a évoqué des tests en Champ Car à ton sujet ?

    J’aurais dû effectuer des tests en décembre, j’ai de bons contacts mais ça ne s’est pas fait car je me concentre sur la finalisation de mon contrat pour le GP2 2006. C’est la priorité, car pour ma première saison, j’ai fini 4ème au championnat. Alors je me dis que si j’en refais une, ce sera la dernière dans cette catégorie. Mon objectif est de gagner, si ça marche, on concrétise, tant mieux, si ça ne marche pas, je change de voie et je vais faire du Champ Car ou autre chose. Pour 2007, on parle de nouvelles écuries en F1, des « Junior Teams », donc il faut que je tente encore ma chance une année.

    Regrettes-tu ne pas être né dans les années soixante ?

    Oui, pourquoi pas, tiens, à l’époque il y avait de vraies stars, les Rolling Stones, les Beatles... Des comme eux, on n’en a plus ! Aujourd’hui, on voit surtout des stars fabriquées de toutes pièces.

    Qui est ton meilleur ami parmi les pilotes ?

    Emmanuel Collard ! Je l’ai connu quand j’étais gamin, il était mon parrain sportif et aujourd’hui, nous avons de très bons rapports, on s’entend à merveille, on se raconte nos histoires de courses, et il essaye de me donner des petits conseils. C’est pareil avec Xavier Pompidou d’ailleurs.

    Quel est le pays que tu préfères parmi tous ceux que tu as pu visiter depuis que tu cours au niveau international ?

    L’Australie. C’est magnifique, j’y suis resté deux semaines récemment. Je n’ai pas couru à Sydney, mais j’ai fait un crochet par l’Australie, histoire d’arriver en pleine forme pour la course suivante en Malaisie. Avec Nico, on a pas mal sillonné la région, on est allé à l’Opéra, à Harbour Bridge, au zoo, on a vu toute la baie de Sydney. Ce n’est pas une ville historique comme Paris, mais c’est splendide, on a l’impression que tout vient d’être construit dans la nuit. Tout est neuf, propre, la civilisation est très « nature », simple, c’est vraiment un mode de vie agréable.

    Propos recueillis par Romain Didier / future racing commm


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