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        La super saison de Denis Debus en Superkart

    Le pilote Rosny 93 Denis Debus vient de réaliser un nouveau podium lors de la 4ème manche du Championnat de France de Superkart 250 au Val de Vienne les 3 et 4 octobre derniers. Juste avant l’avant-dernière épreuve au Mans les 24 et 25 octobre prochains, retour sur la saison 2009 de ce « Superpilote ».

    Denis se rattrape d’un week-end difficile en septembre à Croix-en-Ternois. La saison 2009 avait démarré sur des bases nouvelles, un challenge technique (nouvelle motorisation) et une vélocité, qui le désignaient comme l’un des protagonistes majeurs du championnat. Il termine sur le podium à Dijon pour la manche d’ouverture, il obtient la pole et un nouveau podium à Nogaro devant 35.000 spectateurs ! Tant de monde, vous interrogez-vous ? Oui, car l’épreuve de Superkart était au programme des courses Camions FIA qui attirent la foule.

    Deuxième du classement provisoire du championnat au moment de la trêve estivale, il est rétrogradé au 5ème rang du classement général, mais peut encore viser le podium final. Il a parfois même rêvé au titre après son tonitruant début de saison mais chut ! Ne lui mettons pas trop de pression. Ce n’est, en effet, pas évident de répéter les exploits surtout seul, face à l’équipe phare du championnat, celle de l’octuple champion de France, le Lyonnais Damien Payart, dont le nom est plus médiatiquement connu et qui dispose d’une expérience fantastique et de plusieurs pilotes aidés.

    Vous voulez certainement en savoir plus sur ce membre du club et sa discipline ? Apportons un éclairage récent sur ce pilote qui s’est exilé pour ses activités à deux pas du circuit de Nîmes-Lédenon dans le Gard, mais qui est resté fidèle à Jean-Pierre et Marie-Noëlle Deschamps et au club de Rosny 93.

    Il fût l’un des protagonistes majeurs du championnat de France de Superkart 250 durant de nombreuses années, mais décida de raccrocher casque et gants. Son ami, Mané Vignjévic, jouait le titre en 2007 et 2008. En le supportant, le démon de la compétition reprend Denis aussi. Les conseils de Mané finissent d’avoir raison de sa résistance.

    Nous retrouvons quelques similitudes dans la démarche. Mané Vignjévic l’a précédé, retour en compétition après quelques années sabbatiques, fin metteur au point, il développe le moteur PVP du nom de Paoul Petersen le Danois, ex Champion d’Europe, et il conquiert brillamment des victoires clés en 2007. Il fait vite figure de principal adversaire de Payart et au chrono il est souvent devant, mais la saison 2008 ne prend pas la tournure voulue. Alors qu’il a le potentiel pour le titre, une course annulée le contrarie alors qu’il avait obtenu la pole. La course suivante est sous la pluie qui convient moins à son réglage, une sortie violente au Mans lors du warm-up l’élimine du week-end, le titre n’est plus envisageable, Mané décide de prendre du recul.

    Denis, lui, monte en puissance, retour en 2008 avec le PVP, non sans quelques anicroches entre clans au sein du paddock, mais Mané est un perfectionniste et fait bloc. Denis a regoûté au plaisir de la discipline mais connaît quelques désillusions et se blesse à la dernière course. Durant l’intersaison il change de motorisation, adoptant un nouveau moteur, le DEA d’origine italienne.

    Ce qui est monnaie courante en Karting traditionnel, l’est beaucoup moins en Superkart, les Italiens sont aux abonnés absents, mais DEA est spécialiste dans l’ingéniering et contribue à concevoir des moteurs y compris dans le domaine du Karting. Ce moteur est dans le coup dès sa mise à disposition encore très limitée. La demande afflue avant que les séries aient eu le temps d’être fabriquées. L’usine ne veut pas de développement sauvage, mais s’engage à fournir toutes les évolutions aux détenteurs de cette motorisation, une sorte de suivi inhabituel dans ce microcosme. Denis Debus est le seul client France, ses résultats sont suivis attentivement par le manufacturier, mais il est pilote indépendant et non-pilote d’usine.

    Cette saison, accompagné de son mécanicien Thierry Raubrech, il s’installe avec sa caravane dans un coin du paddock et a conscience qu’il est nécessaire de marquer à chaque fois.

    La saison en cours :

    - Dijon, mars 2009 : Ouverture de la saison, le plateau comme dans bien des catégories est en régression quantitative et sans Vignjévic qui aimerait en découdre sur une ...Porsche de 380 ch de 1974 dans le cadre du VdV. Un rookie Vinualès fils de François, champion de France 2000, tient la dragée haute à Payart archi favori, mais Denis se met en valeur, constamment aux avant-postes. Il récolte les fruits de ses efforts et monte par deux fois sur le podium. Il renoue avec les joies de ces marches magiques.

    - Nogaro, juin 2009 : Il pulvérise en 1’26’’640’’’le record de la piste, détenu par Payart depuis le Championnat d’Europe 2008. Après une mise en place, retransmise sur grand écran, interviews à la clé, il s’élance devant Vinualès au départ de la 1ère course puis se fait déborder rapidement. En deuxième partie de course il maintient bien son rythme, Payart est victime d’un serrage moteur, Vinuales a un pneu à la corde, Denis offre un beau duel avec le plus jeune du plateau Morgan Valverde. Ce dernier trouve l’ouverture lorsqu’ils reviennent sur un pilote attardé, mais Denis reste lucide, Valverde est hors championnat. Denis monte sur la seconde marche du podium mais empoche les points de la 1ère. Malheureusement dès le tour de formation de la deuxième course, il repasse par les stands car il a détecté un problème d’allumage. Il ne peut rien faire d’autre que d’espérer. Il récupère in extremis sa place et part normalement, puis régresse progressivement comme prévu, il s’attend à l’abandon à tout instant mais tant qu’il peut continuer des points sont accessibles. C’est un long calvaire car à l’entame du dernier tour il ne roule plus que sur un cylindre et, alors qu’avec l’avance acquise il est encore bien classé, il perd encore trois rangs mais reste dans le top ten.

    - Croix en Ternois, septembre 2009 : Denis va vivre un week-end frustrant, confirmant ses dispositions mais voyant ses chances au championnat s’envoler. Il se voit assister par Andrea Degli Espoti, le boss de la société d’ingénierie DEA fabricant des moteurs éponymes. L’Italien se présente modeste mais fier d’avoir concrétisé en termes de résultats tangibles les promesses attendues, notamment avec les performances de G. Bennett le nouveau champion d’Europe 2009. Andrea est venu de Bologne pour surveiller le moteur de Denis Debus, ce qui oblige le pilote expatrié dans le Gard à faire preuve d’organisation. On lui colle l’étiquette de pilote d’usine pour l’occasion Attention, ce terme est bien exagéré, mais nous lui mettons gentiment la pression. Seuls deux pilotes, Damien Payart et Denis Debus, franchissent la barre des 52 secondes au cours des deux séances chronos. Payart s’adjuge la pole dès le matin en 51’’671’’’, Denis grignote un petit dixième lors de sa deuxième tentative (51’’875’’’). Auteur d’un départ mesuré, Debus laisse filer Payart en tête, le jeune Vinualès emboîte le pas au leader. Debus est sous la menace d’Antoine Lacoste. Mais Denis se reprend, recolle à Vinualès, tandis que Lacoste subit une coupure moteur. Debus et Vinualès animent la course, se doublent. Chacun leur tour, ils sortent un peu large, permettant à l’adversaire de se décroiser. Lacoste revient comme une fusée, double les deux protagonistes toujours en duel mais, maintenant, plus que pour la 3ème marche du podium. Quand au 22ème tour sur 27 c’est la désolation ! L’abandon pour un problème d’allumage. Le dimanche, Denis va de nouveau se battre pour une place sur le podium, souvent deuxième tandis que Payart s’échappe. C’est, cette fois, avec Lacoste que le pilote de Rosny 93 joue au chat et à la souris. Toutefois il ne va pas concrétiser, puisqu’au 18ème passage, il stoppe net (roulements fatigués). Le risque avait été envisagé, mais que faire sinon espérer.

    - Val de Vienne, octobre 2009 : Un peu en retrait au chrono, Denis est certes 3ème mais l’écart avec le team FPE emmené par Payart, mais aussi Lacoste qui profite largement des conseils prodigués par le champion, est important. La 1ère course est vite résumée : Une catastrophe. Inquiet pour son allumage, à la recherche de dixièmes, il démonte beaucoup, inspecte tout, moteur, boîte, radiateur, remonte et dans la précipitation de la mise en grille tout n’est pas serré autant qu’il l’eu fallu.... stoppé dans le tour de chauffe, faute de « courant ». Il se rattrape le dimanche récoltant une deuxième place qu’il salue avec bonheur. Il a été en partie favorisé par l’abandon du leader dès le 1er tour. Ce n’est pas coutume, mais Payart s’est sorti. Lacoste a course gagnée quand un « serflex » casse sur le circuit d’eau. La roue tourne un peu, à chacun de profiter des malheurs de ces adversaires, et Denis tournant à une encablure récolte et reprend espoir pour la suite.

    Texte : Jean-Christophe Bourlat pour ASK Rosny 93

    Photo : Eric Sevère Mediasuperkart


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